Ode à l'erreur !

"Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends", Nelson Mandela


Dans la course à la perfection, on se perd parfois, on s'épuise souvent. Et si on se laissait le droit de se tromper, pour mieux avancer ?

Il est parfois difficile de prendre une décision, de peur de faire le mauvais choix.

La maladresse, l'imperfection, l'échec, tant de dangers qui nous guettent, et qui nous minent quand ils nous arrivent.

Pourtant, l'erreur fait partie de l'apprentissage. S'autoriser à se tromper, c'est se donner une chance de réussir à l'avenir, fort de cette expérience.

Plus facile à dire qu'à faire, c'est vrai, heureusement il existe des solutions pour voir les choses autrement.

Nous avons tous la capacité de persévérer

Ne pas réussir du premier coup, c'est normal. Nous passons toute notre vie à apprendre de nos erreurs.

L'exemple le plus flagrant est certainement l'apprentissage de la marche chez l'enfant. Car pour apprendre à marcher, un enfant tombe environ 2000 fois. 2000 échecs, 2000 essais, 2000 expériences, qui lui permettent d'affiner sa position, de doser son énergie, de coordonner ses mouvements, d'ajuster son équilibre. A cet âge, l'enfant n'a pas la pression de la perfection immédiate. Il s'agit d'expérimenter, de renforcer ce qui fonctionne et d'ajuster ce qui ne fonctionne pas. Et finalement, à force de persévérance et d'entraînement, l'enfant marche, puis court, naturellement, sans y penser.

Il en est de même pour tous les apprentissages de la vie.



Encourager l'erreur

Si vous avez déjà assisté à ces tentatives infructueuses d'un enfant qui apprend à marcher, vous avez sûrement constaté que chaque déséquilibre provoque un encouragement à s'accrocher, chaque chute entraîne un désir de recommencer. Pour schématiser, se tromper, c'est une bonne chose, parce qu'à force d'apprendre de ses erreurs, le bébé parvient à marcher.

Et puis, à mesure que nous avançons dans la vie, on nous demande de plus en plus d'être "performant", de faire les choses vite et bien, alors on nous prive de notre droit à l'erreur.

Il est donc important de se rappeler autant de fois que nécessaire que se tromper ne constitue pas un échec définitif, mais bien un apprentissage utile. Cela permet de relativiser et de transformer l'erreur en une opportunité de faire mieux, tandis que blâmer l'erreur tend plutôt à décourager de recommencer.






"FAIRE" n'est pas "ETRE"

Éloignez-vous de toute confusion du type "J'ai fait une erreur donc je suis nul(le)"

Non seulement ce type de raccourci ne vous sera d'aucune aide, mais en plus il est erroné. Ce que vous faites et ce que vous êtes sont deux choses différentes.






Désormais, préférez les phrases encourageantes comme "J'ai fait une erreur, je ferai autrement la prochaine fois".





Accepter l'imperfection

Comme l'a si bien dit Alfred de Musset : "La perfection n'existe pas ; la comprendre est le triomphe de l'intelligence humaine ; la désirer pour la posséder est la plus dangereuse des folies." *

Puisque la quête de perfection à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui est vaine, autant accueillir l'imperfection. Vaste question que celle de la pleine acceptation de soi.

A ce sujet, le livre de Christophe André, Imparfaits, libres et heureux offre une réflexion intéressante sur le sujet et donne de bonnes idées.



Voir les choses autrement, cela s'apprend ! Les thérapies brèves offrent certain nombre d'outils qui peuvent vous aider à vous autoriser à vous tromper, pour en faire une force et vous sentir plus libre.

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*Alfred de Musset, La Confession d'un enfant du siècle, 1836