Samantha Broggini, Hypnothérapeute & Sophrologue à Paris 15

Comment s'affranchir de la pression sociale ?


Quand il s'agit de la maternité, toute la société semble avoir son mot à dire : nos choix, nos difficultés, nos doutes, nos regrets... tout semble sujet à commentaires et conseils bien souvent non demandés. Je vous donne ici des pistes pour vous libérer autant que possible de cette pression sociale.

Laisser glisser

Vous avez remarqué que dans le terme "pression sociale" il y a l'idée d'une force exercée sur nous, qui nous fait bouger malgré nous ou qui nous transperce. Dans tous les cas, ce n'est ni agréable, ni choisi.

L'idée est donc de transformer cette "pression" en quelque chose de beaucoup moins agressif, en imaginant, par exemple, qu'au lieu d'être une force qui nous contraint, c'est une petite chose qui glisse sur nous. Par exemple, s'il pleut mais que vous avez le k-way, les bottes et le parapluie de compétition, qui vous gardent parfaitement au sec, la pluie est tout de suite mieux vécue.

La pression sociale, c'est pareil : forgez-vous un "parapluie mental" ou tout autre bouclier pour faire glisser dessus, voire rebondir, toute cette pression qui voudrait vous atteindre.

Plus facile à dire qu'à faire, certes, mais c'est le genre d'image qui revient le plus souvent en séances et qui fonctionne très bien.

 

Pourquoi, pour quoi, pour qui ?

La pression sociale, de façon schématique, c'est simplement d'autres personnes qui voudraient faire des choix pour notre vie, sans vraiment nous demander notre avis. La bonne nouvelle, c'est que nous sommes responsables de nos actions, et donc, il est possible de faire des choix qui vont à l'encontre de cette pression sociale. Le problème, dans ce cas, est qu'il est difficile d'assumer ce choix face à une société hostile. Pour nous aider, on peut simplement se demander pour quelles raisons, dans quel but et pour qui on fait ce que l'on fait.

Par exemple, quand j'étais en parcours PMA, des professionnels de santé m'ont reproché d'être égoïste dans mon désir d'enfant. Grosse pression de leur part pour que je renonce à mon envie profonde d'être maman. Je leur ai répondu qu'en effet, mon désir d'enfant était avant tout pour me satisfaire moi-même d'être maman, et que je doutais que beaucoup de gens fassent des enfants en se disant "c'est uniquement pour peupler la planète et perpétuer l'espèce humaine" (ou pour participer au "réarmement démographique" ...)

Autrement dit, particulièrement quand il s'agit d'avoir un enfant, on peut se souvenir que l'on fait ce que l'on fait pour soi, pour son enfant, pour son couple etc. Dans le but d'être heureuse, épanouie, d'avoir la paix etc. La liste est longue, mais bien souvent, on n'y trouve pas "pour faire plaisir aux gens qui me collent la pression". Et si jamais on la trouve, c'est que l'on subit cette pression, et a priori on n'est pas tout à fait d'accord avec cela.

Le fait de remettre en perspective les raisons, les buts et les personnes pour qui on fait nos choix nous permet de plus facilement nous détacher de la pression sociale. Pour résumer, c'est ma vie, mon corps, mes décisions, cela n'appartient pas à la société.

 

Assumer

Ce n'est pas le tout de faire un choix contre l'avis de la société ou de notre entourage, encore faut-il l'assumer, répondre aux critiques et quolibets, se justifier en permanence. Cela demande plusieurs ressources que l'on se doit de cultiver pour ne pas s'épuiser face à une société qui veut décider pour nous :

  • Être sûre de ses choix : ne pas douter soi-même et avoir la conviction que l'on a pris nos décisions en conscience et en étant alignée avec nos valeurs, notre vision du monde
  • Confiance en soi : pour rester droite dans ses bottes et s'affirmer face aux détracteurs•ices. Et aussi pour faire avec les jugements qui perdurent parfois.
  • Lâcher-prise : on ne pourra jamais convaincre quelqu'un qui n'est pas prêt à changer d'opinion. Il nous faut donc beaucoup de lâcher-prise pour accepter que le désaccord subsistera.

Ma botte secrète pour avoir la paix

Comme pour tous les sujets qui fâchent, l'idéal est d'avoir une porte de sortie, un ou plusieurs sujets assez consensuels sur lesquels lancer vos interlocuteur•ices trop insistants dans leur pression.

Par exemple, vous ne voulez pas d'enfant et Grande Tata tente de vous culpabiliser ? Hop, sortez un autre sujet tout prêt : votre plus belle fierté professionnelle, le marché de l'immobilier, la guerre ici ou là... tout ce que vous voulez, qui vous éloigne du sujet de pression.

La technique pour passer d'un thème à l'autre : utiliser une expression du type "D'ailleurs ça me fait penser à..." et enchaîner.

Exemple de dialogue

Grande Tata : "Tu ne vas quand même pas finir toute seule avec des chats !"
Moi : "D'ailleurs ça me fait penser à cette histoire de feux de forêt l'été dernier, quand les pompiers sont allés sauver tous les chats d'un refuge cerné par les flammes. C'est fou quand même ces incendies, il y en a de plus en plus !"

Et voilà comment embrayer sur une conversation concernant l'actualité, le climat, peu importe, et même si elle peut être houleuse et sujette à des désaccords, elle ne concerne plus vos choix de vie !

 

Garder le cap

Cela demande beaucoup d'assurance, de confiance en ses choix et en ses capacités pour s'affranchir de la pression sociale.

Peut-être que vous vous sentez suffisamment sûre pour traverser les pressions de la société sans céder, et dans ce cas, cultivez cette assurance : répétez-vous que vous avez confiance en vous, énumérez les raisons qui vous poussent à faire tel ou tel choix et qui vous semblent légitimes et cohérentes, souvenez-vous que vous êtes la capitaine à bord du vaisseau de votre vie.

Si l'assurance vous fait défaut, ou ne vous paraît pas suffisante pour vous affranchir de la pression sociale, c'est sûrement le moment de vous faire accompagner. Travailler sur l'assurance, la confiance et sur d'autres aspects liés à la pression sociale vous aidera à mieux la gérer.


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